
Une IA qui rêve les contes jusqu’à leur extinction narrative
Zeldada s’inscrit dans la filiation du mouvement Dada, né du refus du sens établi, de la logique bourgeoise et de la culture figée. À l’image des ready-mades de Duchamp ou des poèmes automatiques de Tzara, Zeldada détourne un objet culturel — ici, le conte merveilleux — pour en révéler les mécanismes, les limites et les failles.
Mais là où Dada provoquait par l’absurde humain, Zeldada pousse l’absurde jusqu’à la machine. Réécrit par une intelligence artificielle en boucle, le conte s’effondre progressivement sur lui-même, devient bruit, répétition, langage fantôme.
C’est un ready-made narratif en boucle infinie — une usine à contes qui oublie ce qu’elle raconte à chaque fois qu’elle le raconte. Chaque version gomme la précédente, polit la langue, efface le sens… jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un murmure algorithmique : un souvenir de récit, vidé de sa mémoire.